Compatibilité f-gaz et erp pour les gammes mitsubishi

L’industriel japonais multiplie les innovations, guidé par les directives européennes qui orientent vers la maîtrise des rendements.

Mitsubishi Electric se met à l’heure de la directive F-Gas II et réduit les fluides frigorigènes dans ses équipements. Le scénario de « phase down » prévoit, comme le rappel Christel Mollé, directeur marketing de la division chauffage et climatisation, une première étape d’ici 2017 [bq type=”simple” id=”1″ separator=”|”]«Le scénario de « phase down » prévoit (…) une première étape d’ici 2017 qui ne présente pas de difficulté et à laquelle la plupart d’entre nous sont déjà préparés, puisque le palier à franchir ne représente que 7%. Par contre, le palier suivant sera un véritable défi »[/bq].

Comme tous les industriels, Mitsubishi n’a donc pas trainé pour entamer la mutation vers des solutions « F-Gas compatibles ». La directive prévoit en particulier que tous les systèmes mono-blocs soient « hermétiquement scellés ». La solution serait d’utiliser des compresseurs à brides soudées, technique qui reste à inventer pour les grandes puissances. Christel Mollé incite aussi le secteur de la maintenance à se préparer aux nouvelles obligations de contrôle d’étanchéité : le taux de fuite autorisé se réduit tandis que la périodicité des visites s’accroît.
Pour l’heure, Mitsubishi opte pour les systèmes en cascade chargé en CO2. Il suit également de près les options au R-32 ou aux fluides HFO.

Le DRV hybride : liaison frigo et circuit hydraulique

Ce débat n’interdit pas d’innover. Mitsubishi va ainsi commercialiser un DRV dit hybride dont la charge en fluide a été fortement réduite. En effet, il s’exonère de charge en fluide en distribution, les boîtes de répartition jouant le rôle d’échangeurs avec le réseau hydraulique. La solution est adaptée à tous les établissements recevant du public dans lesquels la réglementation française n’autorise pas l’utilisation de produits inflammables, inconvénient encore non surmonté par le R-32, classé A2L.

Comme les DRV classiques du fabricant, il fonctionne en deux tubes à récupération d’énergie. Un groupe extérieur – de 8 à 20 CV – pourra servir jusqu’à 50 unités intérieures avec, au plus, trois boitiers de répartition. Les unités intérieurs sont réversibles et pourront fonctionner en simultané, ce qui accroît la récupération d’énergie des unités entre elles. Cela permet aussi de raccourcir les cycles de dégivrage et d’augmenter le rendement global. Deuxième effort : l’ensemble de la gamme DRV est renouvelée. Ce qui se traduit, en petites puissance, par un nouveau mini-DRV au rendement dopé de +35% pour atteindre un Cop de 4,61 et un EER de 4,48 grâce à un nouveau châssis, un nouveau compresseur, un nouvel échangeur…

Chauffage continu et modulation de température d’évaporation

Tous les modèles de DRV sont désormais équipés de l’option chauffage continu ; elle maintient 40% de la puissance calorifique de la machine pendant le cycle de dégivrage. Autre innovation majeure, la régulation de série permet d’adapter la température d’évaporation en fonction des charges internes du bâtiment, ce qui réduit les fonctionnements déphasés, quand la température de consigne est atteinte sans rapport avec la température extérieur. Une situation courante en demi-saison. L’amplitude de modulation de la température d’évaporation atteint jusqu’à 14°C. En outre, Eco Design oblige, les unités sont équipées de compresseurs au fonctionnement optimisé à charge partielle pour améliorer la performance saisonnière.

Rendements saisonniers à plus de 6 en mode froid

Les améliorations en standard sont également disponibles en haute performance. Cette gamme dispose en outre d’un nouveau type d’échangeur à tubes plats en aluminium. Le nombre de passages des tubes est augmenté de 30%, et la surface d’échange d’autant. Les SEER passent la barre des 6 et les Scop atteignent 4.

Un nouveau DRV froid seul est à la vente, bénéficiant des améliorations énoncées ainsi que du renforcement du système anticorrosion. Plutôt destiné aux climats chauds, il conserve un marché dans l’Hexagone en rénovation.

L’année 2015 verra la sortie d’une Pac air/eau de 40 kW au CO2 destinée à la production d’eau chaude sanitaire seule pour le collectif et le tertiaire. « F-Gas compatible », cet appareil bénéficie d’un Cop de 4,1 pour une production d’eau à 90°C. Un modèle double service est également disponible.

Enfin, Mitsubishi lance son concept « e-chiller ». 100% Inverter et basé sur un module de 90kW d’une emprise au sol de 2m2, il est capable jusqu’à six unités en froid seul ou réversible. Les entrées/sorties sont intégrées au dos des unités. Les performances saisonnières atteignent 5,5 et les Cop 3,5.

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TK Kurikawa / Shutterstock.com



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