Océan Cleanup, le nettoyage express des océans.

Qu’est ce que c’est ?

La fondation ” Océan Cleanup” , fondée en 2013 par Boyan Slat est basée à Delft aux Pays-Bas. Elle regroupe au sein de son projet près de 50 ingénieurs et chercheurs qui travaillent à la mise en place de barrière flottante au niveau de la Mer du Nord. Le projet innovant dans son genre à pour but de nettoyer les mers et les océans de leurs déchets. Des déchets qui représentant chaque années 8 millions de tonnes.

Quels types de déchets ?

Les macrodéchets  plus spécifiquement les microplastiques de l’ordre de 0.3 à 5 mm. Les macrodéchets sont constitués de matériaux solides persistants d’origine humaine, transformés ou manufacturés, perdus, jetés ou abandonnés volontairement dans la nature, celles-ci finissent inexorablement dans le milieu aquatique. Ils sont constitués principalement de matière plastique, bois, métal, verre, caoutchouc, textile ou papier. Après une migration depuis la terre elles finissent par se retrouver dans les quatre compartiments que sont le littoral, les fonds marins, la colonne d’eau(volume d’eau situé au dessus d’une surface) et la surface marine. Aujourd’hui,la plupart des déchets solides et liquide (pétrole,…) sont facilement traitables néanmoins les particules de plastique engendrées
sont les plus difficiles à traiter.

Océan Cleanup !

Imaginé par Boyan Slat, ce projet aura coûté 1,5 million d’euros. Financé par le Gouvernement des Pays-Bas, par l’entreprise maritime d’assistance aux projets offshore Boakalis et des investisseurs privés, le prototype a été initié pour la première fois en Mer du Nord le 23 juin. Il s’agit du premier prototype de nettoyage des macros déchets de plastique flottant en surface des océans.

Caractéristiques

Installé à 23 km des côtes néerlandaises, la barrière flottante est visible sur 100 m de long. Principalement équipée de bouées auxquelles sont suspendues des filets d’ 1.5 m de long sont mis à l’épreuve dans des conditions météorologique extrêmes.

Tests météorologiques

Pour valider la conformité et la durabilité de l’installation, des tests sont effectués sur une année pour vérifier : la résistance au vent, aux tempêtes, aux vagues et aux courants.
Grâce à des caméras et des capteurs, la résistance aux vagues et courants sera scrutée au peigne fin. Ce prototype est conçu pour supporter des charges de 80 tonnes et pour capturer les fragments de plastique jusqu’à 1 mm de diamètre. Ce test permettra d’améliorer la résistance du système pour construire un premier système pilote opérationnel fin 2017, entièrement résistant à des conditions extrême.

Du prototype au système final

La barrière capture et concentre les déchets, grâce à l’énergie fournie par le mouvement de la houle et des vagues et agit naturellement comme un littoral artificiel flottant. Selon Boyan Slat, « un résultat positif de ce test devrait nous mettre sur la bonne voie pour déployer le premier système pilote opérationnel à la fin 2017 ».

Utilisation finale

La barrière finale sera consacrée au nettoyage des 5 gyres(ensemble de courants marins) présents dans les océans au niveau mondial. Ce projet permettra de retirer les grands objets en plastique, comme les bouteilles, avant qu’ils ne se réduisent en micro-fragments.

Objectif

L’objectif d’ici 2020 est de déployer deux barrières flottantes de 50 km de long, en forme de « V » et arrimés aux fonds marins, entre Hawaii et la Californie, au coeur de l’Océan Pacifique, grâce un rideau de filets plongeant dans l’eau sur trois mètres de profondeur. Bloqués, les déchets seront rabattus vers un container capable de stocker 3000 m3 de matière. Selon Boyan Slat, une telle structure pourrait nettoyer environ la moitié du Pacifique nord en 10 ans.

 

 



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